15/05/2009

Nobody knows me but everybody loves me.









La lumière faibli.
Il va bientôt faire nuit sur ma banlieue.
De mon immeuble on voit d'autres immeubles, et l'auto-route, et un peu plus loin une jolie ville pavillonnaire, et des arbres comme paravents entre chaqu'un de ses mondes.
Chez moi, c'est petit mais il y'a plusieurs pièces. Un chat qui dort. De la lumière qui vient lécher le parquet en faux bois du salon. Un vague odeur de cigarette flotte dans l'air.
Il y'a souvent de la musique, dans la chambre de l'homme avec qui je partage mon appartement, dans ma chambre, dans notre salle de bain, dans notre salon, dans notre télé, dans nos écouteurs, sur les murs de notre "salle de musique/chambre d'amis"...
Un saxophoniste souffle dans le salon, 2 japonnais se battent dans les toilettes, mon portait me sourit sur mon armoire, un fameux groupe de rock pose dans la chambre de R.
Maman me regarde d'un air bienveillant, les mains sur les hanches. A ce moment là, elle avait mon age et n'avait pas la moindre idée de qui je suis, étais, serais.
Ma chambre a encore un visage adolescent, trop de photos et de couleurs se mélangent.
Pourquoi lorsqu'on devient adulte on doit devenir épuré? Se trouver une belle couleur dominante et mettre les photos dans des cadres. Privilégier le noir et blanc, s'il vous plait.
Mes chaussons pointes pendent à la fenêtre, des Polaroïds s'éparpillent sur mon mur, mon ordinateur ronronne au pied de mon lit/matelas, un tas de linge sale s'oublie dans un coin...
Un chat qui se réveille.
Bienvenu chez moi, vous qui n'y viendrez peut être jamais.

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